( 6 mars, 2011 )

c’était un soir…

C’était un soir, messieurs, mesdames,

Où la télé était en panne

Dans la maison de retraite

C’est vraiment trop bête

Justement, y’avait Derrick, ça sert,

C’est le meilleur des somnifères

Du coup, Louis et Eugénie angoissent

Comment occuper la masse

Des petits vieux, un scrabble, peut-être ?

Mais ils ont plus toute leur tête !

L’infirmière de garde galère,

Propose un bridge, un strip pocker

Sans succès, voilà l’Auguste qui radote

Et la Maria qui joue la chochotte ;

-          M’ame, y m’a piqué mon dentier !

-          pas vrai, menteuse ! réplique le pépé

Ca râle et ça chouine, ça chahute

Et des mots fusent, plus gros que zut !

La tension monte d’un cran

Que faire de ces vieux enfants ?

Le cuisinier a une idée :

Il va raconter un conte de fées.

Autour de lui se rassemblent chaises et déambulateurs

Et on ouvre grand ses oreilles et son cœur

On se pousse du coude et on fait « chut ! »

Et il commence, raconte de mots simples la lutte

Du gentil et du méchant, de la haine et de l’amour

Et tout le monde écoute, même les demi-sourds

Et naissent des sourires

Et reviennent les souvenirs

Ils sont bien, détendus,

Dans l’enfance revenus

Voilà qu’ils se sont endormis

Va falloir les porter dans leurs lits

 

( 6 mars, 2011 )

pourquoi ce blog?

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Après tant de luttes, vautour,

Passe le temps,  jour après jour,

La solitude broie le cœur

Dans le noir défilent mes peurs

Amour des autres, haines de soi,

Ces mots, qu’en ferais-je ma foi ?

Cris, récits, romans ou poèmes

Qu’à travers eux un peu on m’aime

La vie est une comédie

Savent-ils au fond qui je suis ?

Le crier à la face du monde

Que ma détermination sonde

Si je dois être triste encore

Qu’au moins mes écrits elle colore

Que vous vous y reconnaissiez

Fragiles, sincères, comme il sied

A de vrais êtres humains sans masques

Contre la vie dure, pas de casque

Mais un rire grinçant et noir

Attrapez ces mots pleins d’espoir

Ceux d’un poète du dimanche

Qui en remplit sa page blanche

Quand vos yeux inconnus les suivent

Ils m’ échappent, se mettent à vivre…

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